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2 Réseau pastoral Auvergne-Rhône-Alpes

Composition du réseau pastoral Auvergne-Rhône-Alpes

Le réseau pastoral Auvergne-Rhône-Alpes est constitué des services pastoraux et du Suaci :

- La Société d’Economie Alpestre de Haute-Savoie SEA74
- La Société d’Economie Alpestre de Savoie SEA73
- La Fédération des Alpages de l’Isère FAI
- L’Association Départementale d’Economie Montagnarde de la Drôme ADEM
- La Société d’Economie Montagnarde de l’Ain SEMA
- Le service pastoral de la Chambre d’Agriculture de l’Ardèche
- Auvergne Estives

Ce réseau collabore dans le cadre d’une convention d’accompagnement par la Région Auvergne-Rhône-Alpes sur différents axes de travail :

1. Soutiens aux éleveurs, aux communes de montagne, aux propriétaires fonciers et aux bergers

2. Appuis aux "collectifs" pour la montagne

3. Communication et développement des relations de la montagne avec les populations

4. Intégration des enjeux liés au changement climatique en estive

5. Structuration des acteurs pastoraux en intégrant la nouvelle échelle Régionale

Au delà de ces axes de travail, une action sur la prédation est également accompagnée par la Région.

Exploitations et territoires Auvergne-Rhône-Alpins face à la prédation

Au-delà des travaux régionaux conduits dans le cadre de la convention d’accompagnement du réseau pastoral Aura, des travaux complémentaires sont conduits dans le cadre du plan régional de sauvegarde du pastoralisme face à la prédation, avec le soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Depuis les premières attaques recensées en Auvergne-Rhône-Alpes en 1998, la pression de la prédation par les loups ne cesse de s’accroître malgré les mesures de protection.

Confrontées à ce phénomène, les exploitations agro-pastorales et les territoires qui les accueillent évoluent.

Pour saisir ces transformations, et les rendre lisibles pour les décideurs et le grand public le Réseau pastoral Auvergne-Rhône-Alpes a conduit des études dans plusieurs fermes et territoires de notre région à partir d’enquêtes et d’analyses des données disponibles (Géoloup, Inosys, EDE, DDT etc.).

3 Des outils mis en place dans le cadre du plan de sauvegarde du pastoralisme contre la prédation

1 SOLIDIFIER MAPLOUP, L’ETENDRE AUX AUTRES SERVICES PASTORAUX D’AURA ET VERS PACA

UN PORTAIL DE VIGILANCE ET D’ANALYSE DE LA PREDATION POUR LES ELEVEURS ET LES TERRITOIRES DE LA REGION AUVERGNE-RHONE ALPES

A partir des données consolidées fournies par les services de l’Etat (GEO loup, ZPP, mesure de protection des troupeaux) mais également de données collectées au moment des demandes de constats, intégrées au dispositif MAPLOUP, Maploup constitue un système de gestion de base de données avec une interface de visualisation en ligne. Ce portail permet de :

a) Fournir, en temps réel et sur la durée, un état des lieux de la prédation à différentes échelles administratives (de la Région à la commune). Il s’agit, au-delà de la sphère de l’élevage, de fournir aux territoires et décideurs des éléments de réflexion qui faciliteront une analyse commune des questions de prédation et nourriront les initiatives et processus de soutiens aux éleveurs et bergers, ainsi que de résolution de cette problématique. Sur le principe de celui permettant de valoriser l’enquête pastorale, le « portail » permet d’avoir :

o Les données en cours de saison liées aux demandes de constats afin de pouvoir suivre l’actualité de la prédation, à la fois pour les éleveurs, les élus et administrations ;

o Une partie des résultats consolidés accessibles aux partenaires territoriaux (l’analyse de la prédation à l’échelle communale, du PPT, de l’interco,….) par des graphiques, cartes et tableaux ;

b) Alerter par un système automatisé d’envoi de SMS, les acteurs des territoires dès réception des demandes de constats. Les acteurs ont accès à cette donnée par une interface leur demandant de s’inscrire

c) La carte MapLoup est directement accessible aux éleveurs et acteurs des territoires

En fin 2019 MapLoup est composé de deux espaces : (1) MAP : la carte dynamique des points correspondant aux suspicions d’attaques de loup renseignée par les services pastoraux de Savoie, Isère et Drôme et qui génère SMS ou email sur inscription et dans un rayon d’environ 10 km du point d’attaque.

L’outil Maploup a été amélioré : le système de saisie présente une interface plus robuste et plus attractive, avec un système automatisé d’envoi de SMS ou de mail en cas de demande de constat rentrée dans un secteur donné

(2) ATLAS : la carte qui fournit de manière interactive et sur la durée un état des lieux de la prédation à différentes échelles administratives (de la région à la commune)

Fort de l’expérience 2019 et de l’accueil de MapLoup, il est apparu nécessaire de solidifier MapLoup avec les prestataires INRAE et USAPR tout en organisant ses extensions vers la Haute-Savoie, l’Ardèche et vers une partie du territoire de PACA. Les évolutions envisagées comme la croissance du nombre d’utilisateurs, l’extension du périmètre géographique concerné, l’évolution de certains aspects techniques,… ont amenés des questions d’ordre juridique et opérationnel.

2 MAINTENIR « MON EXPERIENCE AVEC LES CHIENS DE PROTECTION »

Nourris par 2 années d’appel à témoignage des randonneurs et autres habitants, par les différentes mobilisations (éleveurs, bergers, élus, service de l’Etat) pour le traitement des alertes, et par les retours positifs de cette action, les membres du Réseau pastoral AuRA souhaitent maintenir ouvert ce dialogue en 2020. Mais aussi aller plus loin en complétant par une démarche d’observation du comportement des pratiquants dans un contexte de rencontre avec les chiens de protection.

Les objectifs sont de développer la médiation sur les territoires, récolter des données supplémentaires pour renforcer la robustesse statistique des résultats et mieux comprendre ce qui déclenche ou non l’incident. En 2020, le réseau pastoral prévoit :

 La diffusion du questionnaire auprès de leurs partenaires activités touristiques, Territoires,… et par tous les moyens existants tels que les réunions, email, via les sites et les réseaux sociaux.

 Une analyse régionale, avec éventuellement l’appui d’un chercheur doté de compétences d’analyse sociologique dans l’équipe de travail afin de bien cibler la sensibilisation du public.

 Le développement de la médiation sur les secteurs où des conflits d’usage sont identifiés (mauvais rencontres récurrentes).

 Pour mieux comprendre le comportement des pratiquants de la montagne, il est proposé de constituer localement (sur deux territoires identifiés par département engagé) un binôme formé par un technicien des services pastoraux et un technicien du territoire identifié (garde de Réserve, de Parc national, chargé de mission Activité de Pleine Nature,…). Ils observeront en duo les rencontres entre les chiens de protection et les pratiquants de la montagne sur une journée dans un lieu choisi ensemble. Nous construirons une grille de lecture simple et choisirons un mode d’observation adapté au lieu.

Cette action doit permettre de compléter et d’affiner l’analyse des résultats issu des retours constatés par l’enquête en ligne. Un lien sera assuré avec les autres partenaires intervenants sur les situations complexes telles que les rencontres avec les chiens de protection avec les départements pour étudier la possibilité de lien avec le dispositif « Suricate » , avec l’Idele (Institut de l’élevage) qui travaille sur le chien de protection.

3 PARTAGER LES EXPERIMENTATIONS FAISANT APPEL A DES NOUVELLES TECHNOLOGIES

Dans le contexte de prédation par le loup toujours croissant, il se développe de nouvelles technologies. Celles-ci sont testées dans différents territoires et par de multiples partenaires. Il s’agit de pièges photos permettant des observations nocturnes, d’outils connectées indiquant le suivi des brebis et des chiens dans l’espace pastoral, des drones qui pourraient peut-être devenir des « effaroucheurs » de loup,….

Les membres du Réseau souhaitent partager les tentatives, les expérimentations, les débuts de résultats,… lors d’une rencontre en fin d’année 2020. Cette assemblée rassemblerait les partenaires techniques et financiers du Réseau autour de ces nouvelles technologies.